J'ai les abeilles ! :-)

Une petite entreprise avec au moins 40 000 ouvrières!

 

Et, petit exposé avec une classe de CM1/CM2 :-)

 

 

 

Madeleines à l'ancienne...

 

 

 

LE TEXTE CELEBRE DE LA MADELEINE

II y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai.

 

Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi.

 

J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. II est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. [...]

 

Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l'esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. II est en face de quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière. Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n'apportait aucune preuve logique, mais l'évidence, de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s'évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s'enfuit. Et, pour que rien ne brise l'élan dont il va tâcher de la ressaisir, j'écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j'abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire avant une tentative suprême.

 

Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s'élever, quelque chose qu'on aurait désancré, à une grande profondeur ; je ne sais ce que c'est, mais cela monte lentement ; j'éprouve la résistance et j'entends la rumeur des distances traversées. Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément ; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l'insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m'apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s'agit.

 

Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience, ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit ? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute oeuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine.

Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu.

Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé ; les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann, 1913.

 

 

Ail des ours

 

À la fin de l’hiver, au début du printemps, l’ail des bois fait surface et enivre ses environs d’une odeur légère d’ail. Cette plante pousse, en masse, dans les endroits ombragés et humides et/ou près des petits cours d’eau. Les premières feuilles apparaissent entre les mois de février et mars; les boutons floraux vers le mois d’avril; les fleurs blanches entre les mois d’avril et juin.

L’ail des ours est une plante qui possède les mêmes qualités thérapeutiques que son cousin l’ail cultivé, mais ses principes sont en plus grandes quantités. L’ail des ours est antiseptiques et diurétiques, anti thrombotiques et dépuratives. L’ail des ours est idéalement préconisé en tant que rubéfiant dans les rhumatismes, et en tant qu’aseptisant et désinfectant des atmosphères. Cette plante soigne efficacement les problèmes digestifs comme les constipations et les diarrhées chroniques aiguës, et le cholestérol.

L'ail des ours était selon certaines légendes une plante dite magique, on lui attribuait des pouvoirs puissants, selon une coutume savoyarde il suffisait d'en jeter dans les rivières pour les purifier ou dans d'autres contrés si une femme enceinte en portait sur elle cela protégeait l'enfant à naître.
Le nom de cette plante lui vient d'une habitude, il y a fort longtemps, qu'avaient les ours de s'en nourrir dès la sortie de leur hibernation afin de reprendre toutes leurs forces.
Cette plante est également comestible tout comme son cousin l'ail commun mais son gout est bien plus fort, que cela soit dans les salades (ces feuilles) ou comme condiments, il est un met très apprécié en Europe et Asie. Mais attention il est classé en tant que plante protégée dans certains pays.

Attention en l'absence de fleurs on peut la confondre avec le Muguet de mai ou la Colchique d'automne, toutes deux très toxiques... L'odeur d'ail est un bon moyen de ne pas se tromper.

 

 

Le Printemps... chez moi :-)

 

 

 

Jojo n'était pas là ce printemps pour voir fleurir ses jonquilles et merci à sa famille pour cette délicate pensée de m'avoir invitée à cueillir un bouquet ... ♥

 

 

La moule de corde...

La Moule de Corde présente une coquille noire aux reflets jaune et bleu.

Cette moule à pour particularité gustative un goût iodé très prononcé du fait de sa culture en pleine mer. En comparaison à la Moule de Bouchot, elle est de taille légèrement supérieure (environ 6 cm) avec une couleur de chair plus soutenue.
Etant donné qu’elle est maintenue en permanence sous l’eau, sa coquille est aussi plus fragile que celle de la Moule de Bouchot.

 

                   

 

 

 

Plutôt goûteuses avec persil et ciboulette du jardin ... :-)

 

 

 

 

Au lieu dit" Le Village"...

Petite ballade hier en Meurthe et Moselle, dans une petite ville de la banlieue nancéenne ... Chance il faisait si bon. Je suis revenue la tête pleine de souvenirs... En 15 ans bien des gens s'en sont allés mais le paysage dans le quartier du village est resté le même...

 

 

Dans "ma rue d'avant" la vieille maison est toujours là- jadis- un relais pour chevaux.

 

Ma maison, rien de changé!

 

Plus haut dans "ma rue"...

 

et nos coins de pêche!

 

 

 

 

Surtout là au lieu dit "le bras du moulin" ... juste derrière ce bosquet ... un coin à perches, j'en avais attrapé une qui faisait plus de 1,3 kg !

 

Vrai!

:-)