1er mai... Le saviez-vous ???

1er mai

Le jour de l'Amour

 

 

Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-dessus. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).

La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, poète de la même époque, héros malheureux de la bataille d'Azincourt

« Le Dieu d'Amour est coutumier,
À ce jour, de fête tenir,
Pour amoureux coeurs fêter
Qui désirent de le servir;
Pour ce fait, les arbres couvrir
De fleurs et les champs de vert gai,
Pour la fête plus embellir,
Ce premier jour du mois de mai »
(
*).

 

Les écoliers de certains régions de Belgique ou de Rhénanie cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages. Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe. À noter que le canton de Fribourg, en Suisse, célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants.

Mais aujourd'hui, c'est le plus souvent le travail ou plutôt la diminution du temps de travail qu'évoque le 1er mai avec la Fête du Travail.

Plus ici, chez les amis d'Hérodote :-) Avec l'aimable autorisation d'André Larané

http://www.herodote.net

 

 

ANUBIS

 

ANUBIS      Anubis in ägyptischen Hieroglyphen

 

A l'époque la plus ancienne de la mythologie égyptienne, Anubis était le dieu originel de la Mort et de l'Au-delà. La mythologie a évolué, et Anubis a perdu de l'importance, sa place étant usurpée par Osiris, il jouait néanmoins un rôle non négligeable dans les croyances liées à la vie après la mort et aux dispositions funéraires.

UN DIEU AMICAL

Bien qu'ayant été un dieu de l'Au-delà. Anubis n'a jamais été associé à des connotations négatives. Il était plutôt un assistant dans le processus complexe de la momification. C'était lui que l'on montrait souvent effecutant la cérémonie de l'« ouverture de la bouche » sur la momie. Anubis aidait également à conduire le défunt à travers le monde de l'au-delà, où il supervisait la cérémonie de la « pesée du cœur »». Si le cœur du défunt était plus léger que la Plume de la vérité (Maàt), il l'emmenait devant Osiris, qui commandait l'accès au Champ des offrandes.

 

http://www.egypte-ancienne.fr/images/livre_des_morts2.jpg

UNE TÊTE DE CHACAL

Anubis a été représenté sous la forme d'un chacal, à côté d'Isis, ou plus souvent sous celle d'un homme à tête de chacal. On pense que le symbole du chacal s'est développé en raison de la tendance des canidés du désert (comme les chacals) à rôder autour des tombes. Pendant la momification, les prêtres portaient souvent un masque à tète de chacal, soulignant l'importance symbolique d'Anubis dans ce rite.

Le chacal est marron, mais Anubis était toujours représenté en noir. Ceci pourrait être lié à la couleur du corps à la fin du processus de momification.

 

 

"Aquarellum" peint par la jeune fille de la maison :)

 

 

PETITE POUCETTE... Un extrait pour réfléchir...

Mardi 1er mars 2011, Séance solennelle de l'Académie Française « Les nouveaux défis de l’éducation »

 

 

PETITE POUCETTE

 

par M. Michel Serres,

de l’Académie française

 

Avant d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître.

Qui se présente, aujourd’hui, à l’école, au collège, au lycée, à l’université ?

 

- I -

 

- Ce nouvel écolier, cette jeune étudiante n’a jamais vu veau, vache, cochon ni couvée. En 1900, la majorité des humains, sur la planète, s’occupaient de labourage et de pâturage ; en 2010, la France, comme les pays analogues au nôtre, ne compte plus qu’un pour cent de paysans. Sans doute faut-il voir là une des plus immenses ruptures de l’histoire, depuis le néolithique. Jadis référée aux pratiques géorgiques, la culture change. Celle ou celui que je vous présente ne vit plus en compagnie des vivants, n’habite plus la même Terre, n’a donc plus le même rapport au monde. Il ou elle ne voit que la nature arcadienne des vacances, du loisir ou du tourisme.

- Il habite la ville. Ses prédécesseurs immédiats, pour plus de la moitié, hantaient les champs.

Mais il est devenu sensible aux questions d’environnement. Prudent, il polluera moins que nous autres, adultes inconscients et narcissiques. Il n’a plus le même monde physique et vital, ni le même monde en nombre, la démographie ayant soudain bondi vers sept milliards d’humains.

- Son espérance de vie est, au moins, de quatre-vingts ans. Le jour de leur mariage, ses arrière- grands-parents s’étaient juré fidélité pour à peine une décennie. Qu’il et elle envisagent de vivre ensemble, vont-ils jurer de même pour soixante-cinq ans ? Leurs parents héritèrent vers la trentaine, ils attendront la vieillesse pour recevoir ce legs.

Ils n’ont plus la même vie, ne vivent plus les mêmes âges, ne connaissent plus le même mariage ni la même transmission de biens.

- Depuis soixante ans, intervalle unique dans notre histoire, il et elle n’ont jamais connu de guerre, ni bientôt leurs dirigeants ni leurs enseignants. Bénéficiant des progrès de la médecine et, en pharmacie, des antalgiques et anesthésiques, ils ont moins souffert, statistiquement parlant, que leurs prédécesseurs. Ont-ils eu faim ? Or, religieuse ou laïque, toute morale se résumait à des exercices destinés à supporter une douleur inévitable et quotidienne : maladies, famine, cruauté du monde. Ils n’ont plus le même corps ni la même conduite ; aucun adulte ne sut ni ne put leur inspirer une morale adaptée.

- Alors que leurs parents furent conçus à l’aveuglette, leur naissance fut programmée. Comme, pour le premier enfant, l’âge moyen de la mère a progressé de dix à quinze ans, les enseignants ne rencontrent plus des parents d’élèves de la même génération. Ils n’ont plus les mêmes parents ; changeant de sexualité, leur génitalité se transformera.

- Alors que leurs prédécesseurs se réunirent dans des classes ou des amphis homogènes

culturellement, ils étudient au sein d’un collectif où se côtoient désormais plusieurs religions, langues, provenances et mœurs. Pour eux et leurs enseignants, le multiculturalisme est de règle depuis quelques décennies. Pendant combien de temps pourront-ils encore chanter l’ignoble « sang impur » de quelque étranger ? Ils n’ont plus le même monde mondial, ils n’ont plus le même monde humain. Autour d’eux, les filles et les fils d’immigrés, venus de pays moins riches, ont vécu des expériences vitales inverses. Bilan temporaire. Quelle littérature, quelle histoire comprendront-ils, heureux, sans avoir vécu la rusticité, les bêtes domestiques et la moisson d’été, dix conflits, blessés, morts et affamés, cimetières, patrie, drapeau sanglant, monuments aux morts, sans avoir expérimenté dans la souffrance, l’urgence vitale d’une morale ?
 

- II -

 

Voilà pour le corps ; voici pour la connaissance.

 

- Leurs ancêtres cultivés avaient, derrière eux, un horizon temporel de quelques milliers d’années, ornées par la préhistoire, les tablettes cunéiformes, la Bible juive, l’Antiquité gréco-latine. Milliardaire désormais, leur horizon temporel remonte à la barrière de Planck, passe par l’accrétion de la planète, l’évolution des espèces, une paléoanthropologie millionnaire. N’habitant plus le même temps, ils entrèrent dans une autre histoire.

- Ils sont formatés par les médias, diffusés par des adultes qui ont méticuleusement détruit leur faculté d’attention en réduisant la durée des images à sept secondes et le temps des réponses aux questions à quinze secondes, chiffres officiels ; dont le mot le plus répété est « mort » et l’image la plus reprise celle des cadavres. Dès l’âge de douze ans, ces adultes-là les forcèrent à voir plus de vingt mille meurtres.

- Ils sont formatés par la publicité ; comment peut-on leur apprendre que le mot relais, en français s’écrit -ais, alors qu’il est affiché dans toutes les gares -ay ? Comment peut-on leur apprendre le système métrique, quand, le plus bêtement du monde, la SNCF leur fourgue des s’miles ? Nous, adultes, avons doublé notre société du spectacle d’une société pédagogique dont la concurrence écrasante, vaniteusement inculte, éclipse l’école et l’université. Pour le temps d’écoute et de vision, la séduction et l’importance, les médias se sont saisis depuis longtemps de la fonction d’enseignement. Les enseignants sont devenus les moins entendus de ces instituteurs. Critiqués, méprisés, vilipendés, puisque mal payés.

- Ils habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives montrent que l’usage de la toile, lecture ou écriture au pouce des messages, consultation de Wikipedia ou de Facebook, n’excitent pas les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l’usage du livre, de l’ardoise ou du cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois. Ils ne connaissent ni n’intègrent ni ne synthétisent comme leurs ascendants. Ils n’ont plus la même tête.

- Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes ; par GPS, en tous lieux ; par la toile, à tout le savoir ; ils hantent donc un espace topologique de voisinages, alors que nous habitions un espace métrique, référé par des distances. Ils n’habitent plus le même espace.

Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare de la Seconde Guerre mondiale. Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, n’habite plus le même espace, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde extérieur, ne vit plus dans la même nature ; né sous péridurale et de naissance programmée, ne redoute plus la même mort, sous soins palliatifs. N’ayant plus la même tête que celle de ses parents, il ou elle connaît autrement.

- Il ou elle écrit autrement. Pour l’observer, avec admiration, envoyer, plus rapidement que je ne saurai jamais le faire de mes doigts gourds, envoyer, dis-je, des SMS avec les deux pouces, je les ai baptisés, avec la plus grande tendresse que puisse exprimer un grand-père, Petite Poucette et Petit Poucet. Voilà leur nom, plus joli que le vieux mot, pseudo-savant, de dactylo.

- Ils ne parlent plus la même langue. Depuis Richelieu, l’Académie française publie, à peu près tous les quarante ans, pour référence, le dictionnaire de la nôtre. Aux siècles précédents, la différence entre deux publications s’établissait autour de quatre à cinq mille mots, chiffres à peu près constants ; entre la précédente et la prochaine, elle sera d’environ trente mille. À ce rythme linguistique, on peut deviner que, dans peu de générations, nos successeurs pourraient se trouver aussi séparés de nous que nous le sommes de l’ancien français de Chrétien de Troyes ou de Joinville. Ce gradient donne une indication quasi photographique des changements majeurs que je décris. Cette immense différence, qui touche toutes les langues, tient, en partie, à la rupture entre les métiers des années cinquante et ceux d’aujourd’hui. Petite Poucette et son frère ne s’évertueront plus aux mêmes travaux.

La langue a changé, le travail a muté.

 

III –

 

L’individu

 

Mieux encore, les voilà devenus des individus. Inventé par saint Paul, au début de notre ère, l’individu vient de naître seulement ces jours-ci. Nous rendons-nous compte à quel point nous vivions d’appartenances, de jadis jusqu’à naguère? Français, catholiques ou juifs, Gascons ou Picards, riches ou pauvres, femmes ou mâles… nous appartenions à des régions, des religions, des cultures, rurales ou villageoises, des groupes singuliers, des communes locales, un sexe, la patrie. Par les voyages, les images, la toile, les guerres abominables, ces collectifs ont à peu près tous explosé. Ceux qui demeurent continuent aujourd’hui, vite, d’éclater. L’individu ne sait plus vivre en couple, il divorce ; ne sait plus se tenir en classe, il remue et bavarde ; ne prie plus en paroisse ; l’été dernier, nos footballeurs n’ont pas su faire équipe ; nos politiques savent-ils encore construire un parti ? On dit partout mortes les idéologies ; ce sont les appartenances qu’elles recrutaient qui s’évanouissent. Cet individu nouveau-né annonce plutôt une bonne nouvelle. À balancer les inconvénients de l’égoïsme et les crimes de guerre commis par et pour la libido d’appartenance – des centaines de millions de morts –, j’aime d’amour ces jeunes gens. Cela dit, reste à inventer de nouveaux liens. En témoigne le recrutement de Facebook, quasi équipotent à la population du monde. Comme un atome sans valence, Petite Poucette est toute nue. Nous, adultes, n’avons inventé aucun lien social nouveau. L’emprise de la critique et du soupçon les déconstruit plutôt. Rarissimes dans l’histoire, ces transformations, que j’appelle hominescentes, créent, au milieu de notre temps et de nos groupes, une crevasse si large que peu de regards l’ont mesurée à sa vraie taille. Je la compare, je le répète, à celles qui intervinrent au néolithique, à l’aurore de la science grecque, au début de l’ère chrétienne, à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance. Sur la lèvre aval de cette faille, voici des jeunes gens auxquels nous prétendons dispenser de l’enseignement, au sein de cadres datant d’un âge qu’ils ne reconnaissent plus : bâtiments, cours de récréation, salles de classe, bancs, tables, amphithéâtres, campus, bibliothèques, laboratoires même, j’allais même dire savoirs… cadres datant, dis-je, d’un âge et adaptés à une ère où les hommes et le monde étaient ce qu’ils ne sont plus.
 

- IV -

 

Trois questions, par exemple : Que transmettre ? À qui le transmettre ? Comment le transmettre ?

 

Que transmettre ? Le savoir !

 

Jadis et naguère, le savoir avait pour support le corps même du savant, de l’aède ou du griot. Une bibliothèque vivante… voilà le corps enseignant du pédagogue. Peu à peu, le savoir s’objectiva d’abord dans des rouleaux, vélins ou parchemins, support d’écriture, puis, dès la Renaissance, dans les livres de papier, supports d’imprimerie, enfin, aujourd’hui, sur la toile, support de messages et d’information. L’évolution historique du couple support-message est une bonne variable de la fonction d’enseignement. Du coup, la pédagogie changea trois fois : avec l’écriture, les Grecs inventèrent la paideia ; à la suite de l’imprimerie, les traités de pédagogie pullulèrent.

Aujourd’hui ? Je répète. Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout sur la toile, disponible, objectivé. Le transmettre à tous ? Désormais, tout le savoir est accessible à tous. Comment le transmettre ? Voilà, c’est fait.

Avec l’accès aux personnes, par le téléphone cellulaire, avec l’accès en tous lieux, par le GPS, l’accès au savoir est désormais ouvert. D’une certaine manière, il est toujours et partout déjà transmis.

Objectivé, certes, mais, de plus, distribué. Non concentré. Nous vivions dans un espace métrique, dis-je, référé à des centres, à des concentrations. Une école, une classe, un campus, un amphi, voilà des concentrations de personnes, étudiants et professeurs, de livres, en bibliothèques, très grande dit-on parfois, d’instruments dans les laboratoires… ce savoir, ces références, ces livres, ces dictionnaires… les voilà distribués partout et, en particulier, chez vous ; mieux, en tous les lieux où vous vous déplacez ; de là étant, vous pouvez toucher vos collègues, vos élèves, où qu’ils passent ; ils vous répondent aisément.

L’ancien espace des concentrations – celui-là même où je parle et où vous m’écoutez, que faisons-nous ici ? – se dilue, se répand ; nous vivons, je viens de le dire, dans un espace de voisinages immédiats, mais, de plus, distributif.

– Je pourrai vous parler de chez moi ou d’ailleurs, et vous m’entendriez ailleurs ou chez vous.

Ne dites surtout pas que l’élève manque des fonctions cognitives qui permettent d’assimiler le savoir ainsi distribué, puisque, justement, ces fonctions se transforment avec le support. Par l’écriture et l’imprimerie, la mémoire, par exemple, muta au point que Montaigne voulut une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine. Cette tête a muté.

De même donc que la pédagogie fut inventée (paideia) par les Grecs, au moment de l’invention et de la propagation de l’écriture ; de même qu’elle se transforma quand émergea l’imprimerie, à la Renaissance ; de même, la pédagogie change totalement avec les nouvelles technologies.

Et, je le répète, elles ne sont qu’une variable quelconque parmi la dizaine ou la vingtaine que j’ai citées ou pourrais énumérer. Ce changement si décisif de l’enseignement, – changement répercuté sur l’espace entier de la société mondiale et l’ensemble de ses institutions désuètes, changement qui ne touche pas, et de loin, l’enseignement seulement, mais sans doute le travail, la politique et l’ensemble de nos institutions – nous sentons en avoir un besoin urgent, mais nous en sommes encore loin ; probablement, parce que ceux qui traînent encore dans la transition entre les derniers états n’ont pas encore pris leur retraite, alors qu’ils diligentent les réformes, selon des modèles depuis longtemps évanouis.

Enseignant pendant quarante ans sous à peu près toutes les latitudes du monde, où cette crevasse s’ouvre aussi largement que dans mon propre pays, j’ai subi, j’ai souffert ces réformes-là comme des emplâtres sur des jambes de bois, des rapetassages ; or les emplâtres endommagent le tibia comme les rapetassages déchirent encore plus le tissu qu’ils cherchent à consolider.

Oui, nous vivons un période comparable à l’aurore de la paideia, après que les Grecs apprirent à écrire et démontrer ; comparable à la Renaissance qui vit naître l’impression et le règne du livre apparaître ; période incomparable pourtant, puisqu’en même temps que ces techniques mutent, le corps se métamorphose, changent la naissance et la mort, la souffrance et la guérison, l’être-au-monde lui-même, les métiers, l’espace et l’habitat.


- V -

 

Envoi

 

Face à ces mutations, sans doute convient-il d’inventer d’inimaginables nouveautés, hors les cadres désuets qui formatent encore nos conduites et nos projets. Nos institutions luisent d’un éclat qui ressemble, aujourd’hui, à celui des constellations dont l’astrophysique nous apprit jadis qu’elles étaient mortes déjà depuis longtemps. Pourquoi ces nouveautés ne sont-elles point advenues ? J’en accuse les philosophes, dont je suis, gens qui ont pour métier d’anticiper le savoir et les pratiques à venir, et qui ont, comme moi, ce me semble, failli à leur tâche. Engagés dans la politique au jour le jour, ils ne virent pas venir le contemporain. Si j’avais eu, en effet, à croquer le portrait des adultes, dont je suis, il eût été moins flatteur. Je voudrais avoir dix-huit ans, l’âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à refaire, non, puisque tout est à faire. Je souhaite que la vie me laisse assez de temps pour y travailler encore, en compagnie de ces Petits, auxquels j’ai voué ma vie, parce que je les ai toujours respectueusement aimés.

© Académie Française !

 

Mon producteur de signaux électroniques m'offre inclus dans le contrat deux fois dix milles textos mensuels. Je leur ai demandé deux nouveaux pouces, mais ils m'ont répondu qu'ils n'avaient pas cela en magasin! 8-)

 

...

 

F'

 

 

 

 

IL ETAIT une FOIS...

 

 

https://sphotos-b-mad.xx.fbcdn.net/hphotos-prn1/15640_697549803593609_889968221_n.jpg

 

ll était une fois un vieil homme, assis à la porte d'une ville. Un jeune homme s'approche de lui :

 

« Je ne suis pas d'ici, je viens de loin ; dis moi, vieil homme, comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? ».

Au lieu de lui répondre, le vieillard lui renvoie la question :

 

«Et dans la ville d'où tu viens, comment les gens étaient-ils donc ? ».

 

Le jeune homme aussitôt, plein de hargne :

 

« Egoïstes et méchants, au point qu'il m'était impossible de les supporter plus longtemps ! C'est pourquoi j'ai préféré partir ! ».



Le vieillard :

 

« Mon pauvre ami, je te conseille de passer ton chemin :

les gens d'ici sont tout aussi méchants et tout aussi égoïstes ! ».

Un peu plus tard, un autre jeune homme s'approche du même vieillard :

 

« Salut, ô toi qui es couronné d'ans ! Je débarque en ces lieux ; Dis-moi, comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? ».

Et le vieil homme de le questionner à son tour :

 

« Dis-moi d'abord, là d'où tu viens, comment les gens étaient-ils ? »


Le jeune homme, dans un grand élan :

 

« Honnêtes, bons et accueillants ! Je n'avais que des amis ; oh que j'ai eu de peine à les quitter ! ».

 

Le vieillard :

 

« Eh bien, ici également, tu ne trouveras que des gens honnêtes, accueillants et pleins de bonté. ».

Un marchand faisait boire ses chameaux non loin de là, et il avait tout entendu :

 

« Comment t'est-il possible, ô vieil homme que je prenais pour un sage, de donner, à la même question, deux réponses aussi diamétralement opposées ? Serait-ce un poisson d'avril ? ».

« Mon fils, déclara le vieil homme, chacun porte en son cœur son propre univers et le retrouvera en tous lieux. Ouvre ton cœur et ton regard sur les autres, et le monde sera changé »

 

...

 

 

SUR LES ABEILLES ...

 

Einstein disait que sans les abeilles, l'Homme n'aurait plus que 4 ans de survie. La disparition dramatique des abeilles au niveau mondial pose le problème de la pollinisation des fleurs, des fruits et des légumes. L'immense majorité de la flore serait touchée et la pollinisation ne se faisant plus, l'Homme serait obligé de s'orienter vers des pilules de synthèse pour subvenir à ses vitamines disparues. Les stocks de nourriture issus de la pollinisation disparaitraient en l'espace de 4 ans.

 

abeilles © Éric Tourneret

 

Combien de temps vivent les abeilles ouvrières?

L’espérance de vie des ouvrières varie selon les saisons : de 30 à 45 jours pour les abeilles au printemps et en été, à plusieurs mois pour celles qui naissent à l’automne et permettent à la colonie de survivre à l’hiver et redémarrer le cycle. Au fur et à mesure de leur existence et de leur maturation physiologique, elles changent de rôle.  

 

Les six missions de l'abeille

 

Au cours de sa courte vie, elle exerce tous les métiers de la ruche.

 

1ère mission: Dès le 1er jour : Fée du Logis


Nettoyeuse, elle est préposée au ménage et à la toilette de ses sœurs.

2ème mission : Du 2ème au 11ème jour : Dame cantine


Nourricière, elle distribue la gelée royale à toutes les larves qui donneront naissance aux jeunes abeilles et aux reines.

3ème mission: Du 12ème au 13ème jour : Une climatisation collective


Magasinière-ventileuse, elle stocke le pollen et le nectar, elle bat des ailes pour maintenir une température constante de 30° à 35° dans la ruche. Ainsi l'eau contenue dans le nectar s'évapore en grande partie.

 

 

 

4ème mission: Du 14ème au 17ème jour : Une architecte de génie


Bâtisseuse, elle utilise ses glandes cirières pour construire les rayons. Elle assemble inlassablement l'une après l'autre, de fines lamelles de cire pour la construction des alvéoles.

5ème mission : Du 18ème au 21ème jour : Agent de sécurité


Gardienne, elle communique grâce à ses antennes avec les abeilles qui entrent dans la ruche. Celles qui ne font pas partie de la colonie sont repoussées. Les voleuses de miel sont chassées à coup de dard.

6ème mission : A partir du 22ème jour : A la conquête des fleurs


Butineuse, elle part récolter le pollen et le nectar des fleurs pour la production du miel. Elle meure quelques jours plus tard après avoir parcouru près de 700 km.

 

 

Si vous désirez en savoir plus sur les abeilles, je vous propose ce lien:

 

http://www.thehoneygatherers.com/html/phototheque1.html

Très bons documents et magnifiques photographies...

 

 

19 Mars, la Saint JOSEPH...

J'ai aimé cet article trouvé là :

 

http://jeanclaudetournage.over-blog.com/article-29106773.html

 

Printemps - Saint Joseph

Tournage sur bois
Printemps
Saint-Joseph




Le 20 mars nous fêterons le printemps, la sagesse populaire a beau associer le printemps à l’amour, au nettoyage et à l’art du jardinage, tout observateur de la vie moderne aura remarqué que la sagesse populaire se fourre le doigt dans l’œil. Car de nos jours, le printemps, c’est surtout le mois de la fesse. Enfin disons le mois du corps...


Dans la tradition populaire du monde paysan le 19 mars à la Saint Joseph, le jour du mariage des oiseaux, cette date marque la montée de la séve l'envol des oiseaux.


Saint Joseph nom issu de l'hébreu "Yosephyah"  qui veut dire "que Dieu ajoute", est le Patron de l'Eglise Universelle, des 
charpentiers, des menuisiers, des mourants, des ouvriers, Patron de la Belgique, du Canada, du Pérou, du Vietnam, se fête le 19 mars et le 1er mai.
Quand je pense qu’on a déménagé Saint Joseph  au 1er mai ! Bien sûr, on y a mis la fête du travail !
Et, c’est bien connu, parmi tous les Saints, seul Joseph était un travailleur !

D’accord pour reconnaître qu’il faut se démener pour arriver à quelque chose, quant à fêter ça, il y a de la marge. Travailler pour la fête, oui.


Mais on ne peut ignorer les souffrances dans et par le travail, sans même aller jusqu’à l’esclavage.
C’est la grandeur du chemin de nos vies de nous libérer de ce qui aliène, éclairer le caractère pénible du travail, et y trouver joie. c'est ce que j'ai vu lors de la fermeture de la  mine de charbon à Carmaux, ces visages de mineurs, « les gueules noires » comme ils disent, visages éclairés par la solidarité entre eux, forgée dans ce travail pénible dans les profondeurs de la terre, alors que la peur de l’accident rôdait.

Il y a un dépassement de l’homme, quand il met l’esprit d’amour dans ce qu’il fait et quand son travail le lie aux autres.
Modèle de dévouement et de travail, St Joseph est le patron de toute la classe ouvrière et des travailleurs. A vrai dire, nous ne savons pas grand-chose de saint Joseph, si nous nous en tenons aux évangiles.
Diligence, application,constance, sérénité,abnégation de soi, telles furent les vertues que déployait Saint Joseph, dans sa vie et son travail. 

            
En tant que boiseux je l’aime bien aussi pour son humilité. Broque parmi les broques, SDF sans le sou, qui se fait jeter de partout avec une nana en passe d’accoucher d'un Dieu , qu’il n’a même pas conçu lui-même , et qui ne trouve qu’une grange pour y mettre ce petit. 
C’est pourquoi, malgré les dérives Vaticanesques , pour moi il sera toujours fêté le  19 mars.

A Saint Joseph beau temps, promesse de bon an”

 

“S’il fait chaud à la Saint Joseph, c’est signe que l’été sera sec.”

 

“Si le vent se lève à la Saint Joseph, la mer se couvre d’écume : c’est la barbe de Saint Joseph. Il est préférable de rester au port.”

 

“A la Saint Joseph, on marie les oiseaux. A la Saint Benoît, on cherche les nids.” (21 mars)



Bonne fête aux Joseph, Joséphine, José, Jo, Joe, Josiane, Josette, Josie, Jef, Giuseppe, Fine, Fieneke, Youssef, Youssouf, Pepito, Pepita, Peppone, Joos, Sefa, Seffi etc.

 

;-)

 

 

Georges SEURAT

http://www.nationalgallery.org.uk/upload/img/seurat-georges-c-face-2-half.jpg

 

Seurat Georges

 

Les débuts


Georges Seurat nait en décembre 1859, à Paris son père un original est un ancien huissier à la retraite, sa mère Ernestine Faivre est parisienne. Le père de Seurat est un homme taciturne et austère et le peintre hérite de son caractère, la famille habite à Paris boulevard Magenta et celui-ci habite à Raincy dans une maisonnette où, il reste presque toujours, il leur rend visite qu'une fois par semaine.

En 1875, il entre à l'école municipale de dessin et suit les cours du sculpteur Justin Lequieu, où, il rencontre Edmond Aman-Jean avec lequel il loue un atelier, rue de l'Arbalète et qui devient le grand ami de l'artiste. En 1877, il est aux Beaux-Arts, où il travaille dans les galeries, il fait des dessins d'après l'antique et le plâtre afin de préparer son admission. Tous deux sont admis au début de l'année 1878 aux Beaux-Arts, dans l'atelier d'Henri Lehmann, un élève d'Ingres, les deux jeunes artistes ne restent que très peu de temps.

 


http://www.secondarts.com/images/mouvements_artistiques/pointillisme/signac_la_voile_verte_1904.jpg


[...] Il définit alors sa théorie du contraste dont va dépendre toute son oeuvre. Il commence par le noir et le blanc, se consacrant presque exclusivement au dessin. Le portrait du peintre Aman-Jean exposé au Salon de 1883 lui vaut une critique élogieuse de Roger Marx. Seurat exécute des centaines de dessins au crayon dont Signac dira qu'ils étaient les plus beaux dessins du peintre qui soient. Il s'attaque ensuite à la couleur suivant les mêmes principes : il réduit sa palette aux quatre couleurs fondamentales, le bleu, le rouge, le jaune et le vert et à leurs complémentaires. Il ne mélange pas les couleurs entre elles pour s'assurer de leurs contrastes donc de leur luminosité et renonçant aux coups de brosse des impressionnistes, il pose les couleurs en petits points juxtaposés ou entremêles de façon à ce que le mélange se fasse dans l'oeil du spectateur. De là vient le nom de divisionnisme ou pointillisme. En même temps, il se préoccupe de la forme et des lignes recherchant ainsi un art soumis aux lois de l'équilibre et de l'harmonie, pour l'artiste l'art c'est l'harmonie....

 

 Sources et plus là : http://www.universdesarts.com/biographie/59/seurat-georges.html

 

 

A la manière de SEURAT

Fany

Feutres -Novembre 2013-

 

 

 

Le combat intérieur...

http://philippeldl.files.wordpress.com/2012/03/indien.jpg

Un vieil homme Cherokee apprend la vie à son petit fils.

Un combat a lieu à l’intérieur de moi, dit-il au garçon. Un combat terrible entre deux loups.

L’un est mauvais : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.

L’autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.

Le même combat a lieu en toi-même et à l’intérieur de tout le monde.

 

Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demanda à son grand père :

Quel sera le loup qui vaincra ?

 

Le vieux Cherokee répondit simplement :

Celui que tu nourris.

 

fond ecran loups
 

 

♥ ♥ ♥

 

 

 

De Hadrien Hamel

Citation du 20 février 2014

 
Lorsqu'on s'aime vraiment, on n'a pas besoin de passer son temps à se demander si on est fait l'un pour l'autre, si on peut continuer. On s'aime et c'est tout.
Francesco Alberoni – Le premier amour (1997)
 
 
Que se passe-t-il dans la tête de l’amoureux quand il pense à son amoureuse ? Ceux qui pensent que les amoureux sont des écervelés, qu’ils n’ont rien dans la tête et tout dans la culotte n’ont rien compris à l’amour. Qu’ils lisent ce qui suit.
o-o-o
Il est un souci dont les amoureux sont exempts au point qu’il signe la déchéance de l’amour quand il apparait : c’est l’introspection. D’ailleurs, bien des ruptures qui n’osent pas dire leur nom commencent comme ça :
- Je crois qu’il faut qu’on s’écarte un peu quelque temps. J’ai besoin de voir clair en moi, de savoir où nous sommes, si nous sommes vraiment faits l’un pour l’autre…
Car, pour le dire en termes sartriens, l’amour est conscience non thétique de soi ; ce qui n’exclut la conscience réflexive : simplement on n’a pas de temps pour ça.
C’est même une preuve d’amour que de se comporter ainsi. Voyez le cas de la différence d’âge. Que l’amant(e) ait 50 ans, alors que l’aimé(e) en a 20, voilà ce qui vu de l’extérieur, parait incompréhensible :
- Avec l’allongement de la durée de vie, imagines combien de temps tu vas être obligée de vivre avec un vieillard ? Ton bel amant, tu imagines que tu vas devoir le promener en fauteuil roulant ? C’est un vieillard aux chairs croulantes que tu vas retrouver dans ton lit…(1)
--> Certains diront qu’on ne renonce pas à un bonheur présent au nom d’un malheur futur : sans doute.
Mais en réalité, ce n’est même pas ça. C’est que l’amour ne pense pas jusque-là. L’amour est par essence insouciance. L’amour est tout entier dans l’instant parce qu’il est tout entier dans le vécu.
Pour les amoureux, l’instant présent est trop exigu pour contenir autre chose que le bonheur de vivre ensemble.
-----------------------------------------

(1) Parité : idem si c’est une vieille cougar qui a mis la main sur un tendre jeune homme.

Publié par à 1 comment:

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je me demande l'inverse, SI un jeune homme trouve belle et désirable une femme qui a l'âge de sa mère?

 

 

 

L'Amour et la Folie...

Invitation de la Folie

La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.

Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa :

- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C'est quoi, ça demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
- Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouvesera le prochain à compter.


Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.

-1, 2, 3,... la Folie commença à compter.

L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.

La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.

La Joie courut au milieu du jardin.

La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.

L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.

La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.

Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

- CENT ! cria la Folie,je vais commencer à chercher...



La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.

En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.

Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...



Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda

- Où est l'Amour ?

Personne ne l'avait vu.

La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.

Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.
C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.

La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.

L'Amour accepta les excuses.

Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours.

 

Auteur inconnu. Texte sans doute inspiré d'une fable de Jean de La Fontaine.

http://www.shanaweb.net/lafontaine/fables-j-j-granville/l-amour-et-la-folie.png

L'Amour et la Folie

Illustration de J.J Grandville

 

 

 

Grippe espagnole- Elise-

 

Elise 1894-1918. Grand-mère d'une de mes amies, victime de la grippe espagnole

 

La grippe de 1918, surnommée « grippe espagnole », est due à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s'est répandue en pandémie de 1918 à 1919. Cette pandémie a fait 30 millions de morts selon l'Institut Pasteur, et jusqu'à 100 millions selon certaines réévaluations récentes. Elle serait la pandémie la plus mortelle de l'histoire dans un laps de temps aussi court, devant les 34 millions de morts (estimation) de la peste noire.

Son surnom « la grippe espagnole » vient du fait que le roi Alphonse XIII d'Espagne en fut gravement malade (en juin 1918, 70 % de la population madrilène fut contaminée en l'espace de trois jours), ce qui a contribué à rendre publique cette épidémie. De plus, seule l'Espagne — non impliquée dans la Première Guerre mondiale — a pu, en 1918, publier librement les informations relatives à cette épidémie. Les journaux français parlaient donc de la « grippe espagnole » qui faisait des ravages « en Espagne » sans mentionner les cas français qui étaient tenus secrets pour ne pas faire savoir à l'ennemi que l'armée était affaiblie.(Source Wikipédia)

Légende du pot fêlé...

LE POT FÊLÉ

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau.

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec,  il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau. « J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »

La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.

Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »
 

Chacun de nous, avons nos propres fêlures, nos propres défauts. Mais ce sont chacun de ces défauts qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes à trouver ce qu'elle a de bon en elle.

 

Donc, à tous mes amis « fêlés, » passez une superbe journée et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !

 

Porteur d'eau (Bronze) - www.lafibeme.org

 

 

PIERROT Guy De Maupassant

 

PIERROT

A Henry Roujon.

 

http://images.immateriel.fr/covers/9791023402049.main.png
 

 


Mme Lefèvre était une dame de campagne, une veuve, une de ces demi-paysannes à rubans et à chapeaux falbalas, de ces personnes qui parlent avec des cuirs, prennent en public des airs grandioses, et cachent une âme de brute prétentieuse sous des dehors comiques et chamarrés, comme elles dissimulent leurs grosses mains rouges sous des gants de soie écrue.
Elle avait pour servante une brave campagnarde toute simple, nommée Rose.
Les deux femmes habitaient une petite maison à volets verts, le long d'une route, en Normandie, au centre du pays de Caux.
Comme elles possédaient, devant l'habitation, un étroit jardin, elles cultivaient quelques légumes.


Or, une nuit, on lui vola une douzaine d'oignons.


Dès que Rose s'aperçut du larcin, elle courut prévenir madame, qui descendit en jupe de laine. Ce fut une désolation et une terreur. On avait volé, volé Mme Lefèvre  !

 

Donc, on volait dans le pays, puis on pouvait revenir.


Et les deux femmes effarées contemplaient les traces de pas, bavardaient, supposaient des choses  : « Tenez, ils ont passé par là. Ils ont mis leurs pieds sur le mur  ; ils ont sauté dans la plate-bande. »
Et elles s'épouvantaient pour l'avenir. Comment dormir tranquilles maintenant  !


Le bruit du vol se répandit. Les voisins arrivèrent, constatèrent, discutèrent à leur tour  ; et les deux femmes expliquaient à chaque nouveau venu leurs observations et leurs idées.
Un fermier d'à côté leur offrit ce conseil  : « Vous devriez avoir un chien. »
C'était vrai, cela  ; elles devraient avoir un chien, quand ce ne serait que pour donner l'éveil. Pas un gros chien, Seigneur  ! Que feraient-elles d'un gros chien  ! Il les ruinerait en nourriture. Mais un petit chien (en Normandie, on prononce quin), un petit freluquet de quin qui jappe.


Dès que tout le monde fut parti, Mme Lefèvre discuta longtemps cette idée de chien. Elle faisait, après réflexion, mille objections, terrifiée par l'image d'une jatte pleine de pâtée  ; car elle était de cette race parcimonieuse de dames campagnardes qui portent toujours des centimes dans leur poche pour faire l'aumône ostensiblement aux pauvres des chemins, et donner aux quêtes du dimanche.
Rose, qui aimait les bêtes, apporta ses raisons et les défendit avec astuce. Donc il fut décidé qu'on aurait un chien, un tout petit chien.
On se mit à sa recherche, mais on n'en trouvait que des grands, des avaleurs de soupe à faire frémir. L'épicier de Rolleville en avait bien un, un tout petit  ; mais il exigeait qu'on le lui payât deux francs, pour couvrir ses frais d'élevage. Mme Lefèvre déclara qu'elle voulait bien nourrir un « quin », mais qu'elle n'en achèterait pas. Or, le boulanger, qui savait les événements, apporta, un matin, dans sa voiture, un étrange petit animal tout jaune, presque sans pattes, avec un corps de crocodile, une tête de renard et une queue en trompette, un vrai panache, grand comme tout le reste de sa personne. Un client cherchait à s'en défaire. Mme Lefèvre trouva fort beau ce roquet immonde, qui ne coûtait rien. Rose l'embrassa, puis demanda comment on le nommait. Le boulanger répondit  : « Pierrot. »


Il fut installé dans une vieille caisse à savon et on lui offrit d'abord de l'eau à boire. Il but. On lui présenta ensuite un morceau de pain. Il mangea. Mme Lefèvre, inquiète, eut une idée  : « Quand il sera bien accoutumé à la maison, on le laissera libre. Il trouvera à manger en rôdant par le pays. »


On le laissa libre, en effet, ce qui ne l'empêcha point d'être affamé. Il ne jappait d'ailleurs que pour réclamer sa pitance  ; mais, dans ce cas, il jappait avec acharnement.


Tout le monde pouvait entrer dans le jardin. Pierrot allait caresser chaque nouveau venu, et demeurait absolument muet.


Mme Lefèvre cependant s'était accoutumée à cette bête. Elle en arrivait même à l'aimer, et à lui donner de sa main, de temps en temps, des bouchées de pain trempées dans la sauce de son fricot.
Mais elle n'avait nullement songé à l'impôt, et quand on lui réclama huit francs, — huit francs, madame  ! — pour ce freluquet de quin qui ne jappait seulement point, elle faillit s'évanouir de saisissement. Il fut immédiatement décidé qu'on se débarrasserait de Pierrot.

 

Personne n'en voulut.

Tous les habitants le refusèrent à dix lieues aux environs. Alors on se résolut, faute d'autre moyen, à lui faire « piquer du mas ».


« Piquer du mas », c'est « manger de la marne ». On fait piquer du mas à tous les chiens dont on veut se débarrasser.


Au milieu d'une vaste plaine, on aperçoit une espèce de hutte, ou plutôt un tout petit toit de chaume, posé sur le sol. C'est l'entrée de la marnière. Un grand puits tout droit s'enfonce jusqu'à vingt mètres sous terre, pour aboutir à une série de longues galeries de mines.


On descend une fois par an dans cette carrière, à l'époque où l'on marne les terres. Tout le reste du temps, elle sert de cimetière aux chiens condamnés  ; et souvent, quand on passe auprès de l'orifice, des hurlements plaintifs, des aboiements furieux ou désespérés, des appels lamentables montent jusqu'à vous.
Les chiens des chasseurs et des bergers s'enfuient avec épouvante des abords de ce trou gémissant  ; et, quand on se penche au-dessus, il sort de là une abominable odeur de pourriture.
Des drames affreux s'y accomplissent dans l'ombre.
Quand une bête agonise depuis dix à douze jours dans le fond, nourrie par les restes immondes de ses devanciers, un nouvel animal, plus gros, plus vigoureux certainement, est précipité tout à coup. Ils sont là, seuls, affamés, les yeux luisants. Ils se guettent, se suivent, hésitent, anxieux. Mais la faim les presse  : ils s'attaquent, luttent longtemps, acharnés  ; et le plus fort mange le plus faible, le dévore vivant.


Quand il fut décidé qu'on ferait « piquer du mas » à Pierrot, on s'enquit d'un exécuteur. Le cantonnier qui binait la route demanda dix sous pour la course. Cela parut follement exagéré à Mme Lefèvre. Le goujat du voisin se contentait de cinq sous  ; c'était trop encore  ; et, Rose ayant fait observer qu'il valait mieux qu'elles le portassent elles-mêmes, parce qu'ainsi il ne serait pas brutalisé en route et averti de son sort, il fut résolu qu'elles iraient toutes les deux, à la nuit tombante.


On lui offrit, ce soir-là, une bonne soupe avec un doigt de beurre. Il l'avala jusqu'à la dernière goutte  ; et, comme il remuait la queue de contentement, Rose le prit dans son tablier.


Elles allaient à grands pas, comme des maraudeuses, à travers la plaine. Bientôt elles aperçurent la marnière et l'atteignirent  ; Mme Lefèvre se pencha pour écouter si aucune bête ne gémissait. — Non — il n'y en avait pas  ; Pierrot serait seul. Alors Rose qui pleurait, l'embrassa, puis le lança dans le trou  ; et elles se penchèrent toutes deux, l'oreille tendue.


Elles entendirent d'abord un bruit sourd  ; puis la plainte aiguë, déchirante, d'une bête blessée, puis une succession de petits cris de douleur, puis des appels désespérés, des supplications de chien qui implorait, la tête levée vers l'ouverture. Il jappait, oh  ! il jappait  !
Elles furent saisies de remords, d'épouvante, d'une peur folle et inexplicable  ; et elles se sauvèrent en courant. Et, comme Rose allait plus vite, Mme Lefèvre criait  : « Attendez-moi, Rose, attendez-moi  ! »
Leur nuit fut hantée de cauchemars épouvantables.
Mme Lefèvre rêva qu'elle s'asseyait à table pour manger la soupe, mais, quand elle découvrait la soupière, Pierrot était dedans. Il s'élançait et la mordait au nez.
Elle se réveilla et crut l'entendre japper encore. Elle écouta  ; elle s'était trompée.
Elle s'endormit de nouveau et se trouva sur une grande route, une route interminable, qu'elle suivait. Tout à coup, au milieu du chemin, elle aperçut un panier, un grand panier de fermier, abandonné  ; et ce panier lui faisait peur.
Elle finissait cependant par l'ouvrir, et Pierrot, blotti dedans, lui saisissait la main, ne la lâchait plus  ; et elle se sauvait éperdue, portant ainsi au bout du bras le chien suspendu, la gueule serrée.
Au petit jour, elle se leva, presque folle, et courut à la marnière.
Il jappait  ; il jappait encore, il avait jappé toute la nuit. Elle se mit à sangloter et l'appela avec mille petits noms caressants. Il répondit avec toutes les inflexions tendres de sa voix de chien.
Alors elle voulut le revoir, se promettant de le rendre heureux jusqu'à sa mort. Elle courut chez le puisatier chargé de l'extraction de la marne, et elle lui raconta son cas. L'homme écoutait sans rien dire. Quand elle eut fini, il prononça  : « Vous voulez votre quin  ? Ce sera quatre francs. »
Elle eut un sursaut  ; toute sa douleur s'envola du coup.
« Quatre francs  ! vous vous en feriez mourir  ! quatre francs  ! »
Il répondit  : « Vous croyez que j'vas apporter mes cordes, mes manivelles, et monter tout ça, et m'n aller là-bas avec mon garçon et m'faire mordre encore par votre maudit quin, pour l'plaisir de vous le r'donner  ? fallait pas l'jeter. »
Elle s'en alla, indignée. — Quatre francs  !


Aussitôt rentrée, elle appela Rose et lui dit les prétentions du puisatier. Rose, toujours résignée, répétait  : « Quatre francs  ! c'est de l'argent, Madame. »
Puis, elle ajouta  : « Si on lui jetait à manger, à ce pauvre quin, pour qu'il ne meure pas comme ça  ? »
Mme Lefèvre approuva, toute joyeuse  ; et les voilà reparties, avec un gros morceau de pain beurré.
Elles le coupèrent par bouchées qu'elles lançaient l'une après l'autre, parlant tour à tour à Pierrot. Et si tôt que le chien avait achevé un morceau, il jappait pour réclamer le suivant.
Elles revinrent le soir, puis le lendemain, tous les jours. Mais elles ne faisaient plus qu'un voyage. Or, un matin, au moment de laisser tomber la première bouchée, elles entendirent tout à coup un aboiement formidable dans le puits. Ils étaient deux  ! On avait précipité un autre chien, un gros  !


Rose cria  : « Pierrot  ! » Et Pierrot jappa, jappa. Alors on se mit à jeter la nourriture  ; mais, chaque fois elles distinguaient parfaitement une bousculade terrible, puis les cris plaintifs de Pierrot mordu par son compagnon, qui mangeait tout, étant le plus fort.
Elles avaient beau spécifier  : « C'est pour toi, Pierrot  ! » Pierrot, évidemment, n'avait rien.


Les deux femmes interdites, se regardaient  ; et Mme Lefèvre prononça d'un ton aigre  : « Je ne peux pourtant pas nourrir tous les chiens qu'on jettera là-dedans. Il faut y renoncer ».
Et, suffoquée à l'idée de tous ces chiens vivant à ses dépens, elle s'en alla, emportant même ce qui restait du pain qu'elle se mit à manger en marchant.
Rose la suivit en s'essuyant les yeux du coin de son tablier bleu.

 

:-(

 

 

L'origine...

Bastet

Publié le jeudi 11 août 2005 (mis à jour le mardi 27 décembre 2005) par Nico, Benjamin Recommander l'article à un(e) ami(e) Version imprimable Version PDF (43) Lire / Ecrire un commentaire :

 

bastet

Hiéroglyphe :

W1 X1
X1

Lieu de culte :

Bubastis, en égyptien Perbastet "le domaine de Bastet".

Représentation :

Représentée sous la forme d'une chatte, parfois accompagnée de ses petits ou les allaitant. On la retrouve également sous la forme d'une femme à tête de chatte portant un sistre ou un petit panier. Elle prend aussi parfois l'aspect d'une lionne partant en guerre contre les ennemis de Râ.

Biographie:

Elle est la déesse de la maison et du chat domestique mais aussi de la joie et de la chaleur du soleil. Elle était vénérée à Bubastis, en Haute Egypte. Les chats, en Egypte ancienne, figuraient parmi les rares animaux à recevoir le privilège d'être momifiés. En effet, Bastet était aussi une déesse protectrice du pharaon.

Elle est la fille de Râ et la femme de Ptah. Elle eut, avec lui, un fils : le dieu lion Mihos. Elle devint une divinité reconnue dans toute l'Egypte lorsque Bubatis fut reconnue comme la capitale sous la XXIIe dynastie.

Citation :

« La principale (fête) et la plus populaire a lieu à Bubastis, en l'honneur d'Artémis (Bastet)... Lorsque les Egyptiens se rendent aux fêtes de Bubastis, voici comment ils se conduisent : ils y vont par le fleuve, hommes et femmes en grand nombre, entassés pêle-mêle sur chaque embarcation... Arrivés à Bubastis, ils honorent la déesse avec de grand sacrifices et boivent plus de vin de raisin au cours de cette festivité que pendant tout le reste de l'année. Selon les gens du pays, il s'y rend, hommes et femmes réunis (sans compter les jeunes enfants), quelque sept cent mille personnes.»

Récit de Hérodote qui explique les cérémonies religieuses de Bubastis.

Autres articles qui pourraient vous intéresser :

  • Le chat, un animal sacré dans Vie Quotidienne, mercredi 16 janvier 2013 par Benjamin
  • Bastet
  • Ptah dans Dieux et Divinités Egyptiens, jeudi 20 octobre 2005 par Nico
  • Rê (Râ) dans Dieux et Divinités Egyptiens, mardi 15 novembre 2005 par Nico, Benjamin

 

 

Du mérite personnel...Les caractères... La Bruyère

« Il apparaît de temps en temps sur la face de la terre des hommes rares, exquis, qui brillent par leur vertu, et dont les qualités éminentes jettent un éclat prodigieux. Semblables à ces étoiles extraordinaires dont on ignore les causes, et dont on sait encore moins ce qu’elles deviennent après avoir disparu, ils n’ont ni aïeux ni descendants: ils composent seuls toute leur race.»

La Bruyère

 

Jean de La Bruyère, né à Paris le 17 août 1645 et mort à Versailles le 10 mai 1696, est un moraliste français.

La Bruyère est célèbre pour une œuvre unique, Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle (1688). Cet ouvrage, constitué d’un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l’esprit du XVIIe siècle.

La Bruyère fut l’un des premiers écrivains à mettre en avant le style littéraire, en développant un phrasé rythmé dans lequel les effets de rupture sont prépondérants. Ce style incite à la lecture à haute voix, donnant ainsi à cette activité le statut de jugement moral grâce à l’effet rhétorique obtenu par la lecture orale sur les auditeurs. La Bruyère consacre au demeurant toute une section des Caractères, aux effets pervers de l’éloquence. Nombre d’écrivains ont suivi le chemin stylistique tracé par La Bruyère : depuis Marivaux jusqu'à Balzac et Proust, en passant par André Gide.

 

 Merci WIKIPEDIA :-)

 

http://www.citations.co/citations-upload/jean%20de%20la%20bruy%C3%A8re-6148728.png