Brillat-Savarin... Quelques citations :-)

Création : jeudi 27 novembre 2014 12:43
Écrit par Fany

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Brillat-Savarin Jean-Anthelme

 

Né le 1er avril 1755 à Belley et mort le 1er février 1826 à Paris, Jean Anthelme Brillat-Savarin, magistrat français et gastronomes réputé français fut, toute sa vie, un épicurien. Belley doit une renommée à son fils illustre, et les touristes s'y rendent volontiers, durant l'été, depuis Aix et Chambéry. Brillat-Savarin y possède sa statue, sa rue, on montre la gentilhommière de sa famille.

Le gâteau Brillat-Savarin est un hommage à son oeuvre tout comme le fromage qui porte également son nom.

 

Si Brillat-Savarin n'est pas un professionnel de la cuisine, il est néanmoins un véritable gourmet. Son pays natal l'y incite ainsi que sa mère « la Belle Aurore » qui donna son nom au fameux "Oreiller"

Lors de son exil aux Etats-Unis, il communique ses recettes à ses hôtes et notamment la technique des oeufs brouillés.

De ce séjour, il ramènera la préparation bien connue de toutes les brasseries notamment du Nord et de l'Est de la France :

le Welsh-Rarebit

 

"La physiologie du goût" ou méditations de gastronomie transcendante

 

Mais c'est surtout ce livre paru en 1825 qui place Brillat-Savarin parmi les très grands de la gastronomie. Il meurt quelques mois après sa parution sans se douter du succès universel qu'il rencontrera.

Certes ce n'est pas un recueil de recettes, mais une passionnante suite de méditations gastronomiques, à la fois scientifiques et philosophiques. Le titre ne doit pas nous décourager de sa lecture, car l'ouvrage est rempli d'anecdotes, souvenirs et mémoires qui, dans un style amusant mais rigoureux, reflète les moeurs de la Société de l'Empire, dans son ensemble très gourmande. Selon Balzac, "aucun auteur n'avait su donner à la phrase française un relief aussi vigoureux" depuis le XVIe siècle.

 

Le livre connut un succès immédiat, suscita l'enthousiasme de Balzac mais aussi la jalousie de certains comme Carême et le mépris de Baudelaire. Brillat-Savarin voulait faire de l'art culinaire une véritable science. Il se livre à une analyse très poussée de la mécanique du goût. Il discourt sur la maigreur et l'obésité, sur l'influence de la diète sur le repos, le jeûne, l'épuisement et la mort. Il traite son sujet comme une science exacte, en remontant des effets aux causes. Mais il est aussi un conteur aux innombrables anecdotes, un défenseur de la gourmandise, au style élégant et non dépourvu d'humour. Les meilleures pages de la physiologie du goût concernent les observations de Brillat-Savarin sur certains aliments et préparations : le pot-au-feu et le bouilli, la volaille et le gibier, les truffes, le sucre, le café et le chocolat.

La véritable philosophie d'Épicure se retrouve derrière toutes les pages ; le plus simple des mets satisfait Brillat-Savarin, tant qu'il est confectionné avec art : « Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche ».

 

*Premiers parents du genre humain, dont la gourmandise est historique, qui vous perdîtes pour une pomme, que n'auriez-vous pas fait pour une dinde aux truffes?

*Le plaisir de la table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours; il peut s'associer à tous les autres plaisirs, et reste le dernier, pour nous consoler de leur perte.

*Un repas sans fromage est une belle à qui il manque un œil.

*La découverte d'un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d'une étoile.

*La cuisine est le plus ancien des arts parce que Adam naquit à jeun.

*Convier quelqu'un c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous votre toit.

 

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