Mes sourires me coûtent une fortune-Christian BOBIN-

Quelquefois je visite mon blog et parfois, j'ai envie de les lire encore et de vous en faire profiter ! :-)

 

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*Ce dont nous rêvons, en vérité, c'est d'être préférés-aimés, oui, mais un peu plus que les autres. Préférés.

 

*Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi.

 

*Partout l'appel, partout l'impatience de la gloire d'être aimé, reconnu, partout cette langueur de l'exil et cette faim d'une vraie demeure - les yeux d'un autre.

 

*J'essaie de vous dire une chose si petite que je crains de la blesser en la disant. Il y a des papillons dont on ne peut effleurer les ailes sans qu'elles cassent comme du verre.

 

*L'extrême sensibilité est la clé qui ouvre toutes les portes mais elle est chauffée à blanc et brûle la main qui la saisit.

 

*Tout ce qui nous arrive nous survit ainsi, en souffrance dans l'espace. En attente. Echappant aux mots comme à l'absence de mots.

 

*Si mes phrases sourient c'est parce qu'elles sortent du noir. J'ai passé ma vie à lutter contre la persuasive mélancolie. Mon sourire me coûte une fortune.

 

*La plus belle vie est celle qui exprime ce que la vie a de beau.

 

*Quand ils voient un miracle la plupart ferment les yeux.

 

*Pour qu'une chose soit vraie il faut qu'en plus d'être vraie elle entre dans notre vie.

 

*L’amour ce n'est pas le sacrifice, c'est le don. Et qu'aurez-vous à donner si vous n'avez aucune joie de vivre ?

 

*Rencontrer quelqu'un, le rencontrer vraiment - et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare. La substance inaltérable de l'amour est l'intelligence partagée de la vie.

 

*Je vois le vide qu'il y a entre les hommes, plus grand que celui qui sépare une étoile d'une autre étoile. Chacun travaille, travaille, travaille à son sombre intérêt et ceux qui n'y travaillent pas sont broyés.

 

Avec MOZART et quelques pleurs...

 

 

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